 Khamsin : alternatif, rock, blues et funk sur le plat pays "par Géry Brusselmans"
Rock, psyche, blues, funk,... les substantifs musicaux ne manquent pas pour décrire l'univers de Khamsin. Pourtant, le groupe développe une certaine cohérence, une certaine originalité ; et pour mieux s'en apercevoir, il fallait les voir sur scène. Vendredi 9 septembre. Le band se produit à l'os à moëlle, salle bruxelloise qui a notamment vu passer Adamo, Philippe Lafontaine ou Maurane. Une jeune ASBL (Scaren Becca) y organisait une soirée de deux concerts, avec en première partie Juicy Grapefruit. Un groupe ska-rock aux accents festifs, voire même comiques, qui nous offre aujourd'hui un set plutôt entraînant, à point pour chauffer un public un peu statique. Khamsin, pendant ce temps, s'occupe des derniers réglages, mais surtout plaisante en coulisse. L'occasion pour le groupe de nous parler de sa musique assez éclectique et particulière dans le paysage musical belge.
Nous ne sommes pas Girls In Hawaii
"Peu de groupes pratiquent le même style que nous ici en Belgique", explique Fabe, le guitariste. "C'est sûr, nous ne sommes pas Girls In Hawaii", enchaîne-t-il. En effet, il suffit d'écouter quelques morceaux pour comprendre que Khamsin se détache clairement des groupes belges pop qui marchent pour le moment. C'est un mélange de tout. Mais un bon mélange. Chaque musicien apporte ses influences et tout le processus de composition se fait à quatre, lors des répétitions. Dans le groupe, pas de chef ni de meneur ; la liberté artistique est une des ligne de conduite de Khamsin. Une ligne de conduite qui semble fonctionner, à l'écoute de leurs titres studio : une voix puissante à la Eddie Vedder (Pearl Jam), une section rythmique bien huilée, originale, et supportée par un jeu de guitare oscillant entre jazz et rock.
D'un côté la scène, de l'autre le studio
Mais le quart d'heure en compagnie du groupe passe plus vite que prévu, et c'est déjà le moment pour les musiciens de monter sur les planches. Après quelques chansons "de rôdage", le groupe hausse le tempo et le public, pourtant peu nombreux (environ 40-50 personnes), commence à se prendre au jeu. Premier constat : un concert fort différent des enregistrements. "Le but n'est pas de faire la même chose qu'en studio, sinon ce ne serait plus surprenant", lançait Fabe avant le concert. Et c'est vrai que l'énergie dégagée n'est pas la même. Plus spontanée, beaucoup plus rock ; manquant sans doute d'un peu de punch par moments, mais plus naturelle. Bref, Khamsin démontre qu'il maîtrise aussi la scène. Un impression qui se renforce grâce à un jeu de lumière bien adapté à leur prestation. Prochaine étape : trouver un manageur et/ou un booker, et surtout, se faire une place dans le milieu musical belge actuel. ... |