photo du groupe Festival Les Ardentes : promesses tenues !
Festival Les Ardentes : promesses tenues !
"par Benoît Loiseau"

Une diversité du public mais aussi des styles musicaux a envahi la  Cité ardente ces 7, 8 et 9 juillet pour un festival électro-rock avec, à l’affiche, des grands noms tels que Indochine, Nada Surf, le Peuple de l’Herbe, Dominique A, Cocorosie mais aussi une place privilégiée pour les artistes bien de chez nous : Magnus, Hollywood pornstars, Malibu Stacy Zita swoon et Eté 67 entre autres. Pour une première édition, les Ardentes ont tenu leurs promesses !

Après un premier album sorti en mars dernier et quelques dates au Canada, Eté 67 était donc de passage dans son Liège natal. Music productive a rencontré Nicolas, chanteur du groupe.  

Musicproductive : Vous commencez le groupe en 1998 alors que vous n’avez qu’entre 13 et 16 ans. Aujourd’hui, 8 ans plus tard, avec un album et beaucoup de dates de concerts derrière vous, n’avez vous encore jamais connu de «crise », entre les différents membres du groupe ? Partagez-vous toujours les mêmes envies et objectifs ? 
Nicolas : L’histoire d’un groupe, ce n’est que des crises, et c’est ça aussi qui fait avancer. Aujourd’hui nous sommes six dans le groupe, donc il y’a bien sûr des crises, au quotidien, mais savoir les gérer, c’est ce qui nous permet d’être plus fort. 

MP : En Juillet 2004 vous remportez le premier prix Franc’off et vous terminez également troisième au concours Musique à la française. Comment les événements se sont-ils enchaînés par la suite, pour en arriver à la sortie de votre album en 2006 ?
N : Aux Franc’off, nous nous sommes fait connaître par des producteurs (Distrisound), des portes se sont ouvertes, et rapidement nous avons enregistré un Ep 4 titres. Après cela, tout s’est enchaîné assez rapidement, jusqu’à la sortie de l’album en 2006. 

MP : Votre album a été plutôt bien accueilli par le public et a été suivi d’une tournée intensive. Qu’est ce que ça fait de revenir jouer ici, à Liège, ville natale et surtout ville des premiers succès ?
N : En effet l’album a été bien accueilli, il a été 11e à l’ultratop, c’est vraiment une belle récompense. Jouer ici c’était vraiment bien, il y’a énormément de monde et nous sommes agréablement surpris de la bonne organisation du festival pour une première édition. 

MP : On a qualifié votre album de «disque humain ». Dans une chanson comme «les quartiers de la gare », un certain aspect social est abordé. Est-ce quelque chose d’important pour vous ? Vous considérez-vous comme un groupe engagé ?
N : Pas du tout. Ce n'est pas notre truc de faire du pseudo social ou du discours politique. Nous voulons seulement ne pas nous mettre de barrière, rapporter ce que nous observons, au quotidien, c’est de la description, mais ça n’a aucune autre prétention. 

MP : Eté 67, n’est-ce pas une idéalisation d’une époque révolue, un espèce de «mythe du paradis perdu » ? 
N : On est une génération assez morose, désillusionnée… C’est bien sûr une époque que l’on idéalise, ce sont aussi des idéaux, c’est l’époque d’une importante floraison culturelle. A cette époque, les gens pensaient que ça allait aller mieux, aujourd’hui, on a tendance à dire que ça va de mal en pire. 

MP : Pour terminer, avez-vous des projets particuliers pour les semaines et mois à venir ?
N : On va essayer de tourner un peu avec le disque, de dépasser les frontières belges. On vient de signer chez Wagram, une boîte française. On va d’abord sortir le Ep, et voir ce qui se passe… Et puis on va toujours essayer de tourner beaucoup, et faire mûrir de nouvelles chansons ! ...
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