photo du groupe Montevideo : un rock disco nonchalant
Montevideo : un rock disco nonchalant
"par Géry Brusselmans"

Montevideo, révélation du rock belge ? Il suffit de voir le band en live pour comprendre le phénomène : un rock disco énergique et spontané soutenu par une dégaine nonchalante… Presque provocatrice. Une musique bien plus anglo-saxonne que belge. Comme toutes les formations, Montevideo a fait ses armes dans son garage…

A voir le groupe en live, on imagine le long chemin de Montevideo pour arriver à transmettre cette énergie et cette spontanéité. Mais la création du band bruxellois n’est pas si ancienne que ça : l’aventure débute en 2003, lorsque les musiciens distillaient un ska festif sous le nom des « Sherlocks ». Arrive la participation au concours Verdur Rock et Sherlocks devient Montevideo pour faire place au rock garage disco énergique qu’on connaît actuellement. Le groupe repart du concours avec deux prix sous la main seulement, mais il continue sa route en enchaînant les clubs (Magasin 4, Le Président,…). Vient alors la qualification pour le concours-rock circuit ; là aussi les bruxellois ne font pas mouche et s’arrêtent dès le premier tour. Le lendemain d’un concert, en mars 2006, un homme - une connaissance de l’ingénieur du son du groupe – offre une proposition aux jeunes musiciens. Cet homme n’est ni plus ni moins que John Stargasm, chanteur du groupe Ghinzu, qui leur propose, après avoir vu le concert, son soutien artistique et financier. Une aubaine pour le groupe, qui, avec l’expérience accumulée, peut désormais entamer la vitesse supérieure.

« Nous n’avons pas plus trimé que les autres»

Vient alors la préparation d’un vrai premier album - un autre album/demo avait déjà été réalisé sous la direction de Rudy Coclet - et une signature sur le label de John Stargasm : Dragoon. « Nous n’avons pas plus trimé qu’un autre groupe pour y arriver », explique Jean Waterlot (chant). « Comme tout groupe, nous avons commencé dans notre garage et nous nous sommes forgé une identité, au fur et à mesure des concerts et des enregistrements. » Pour ceux qui ne connaissent pas encore le groupe, on évoquera une similarité avec Franz Ferdinand ou The Rapture ; mais le groupe n’aime cependant pas être associé à du sous-Franz Ferdinand. Il s’agit bel et bien de « leur » musique. Quarante jours d’enregistrement au studio Caraïbes (Bruxelles) plus tard, le band sort donc enfin un premier album – ou debut album – très attendu. Après sa sortie officielle, le 6 juin passé, « l’album reçoit déjà de très bons retours et se vend plutôt bien. Il n’est que distribué au Benelux et le sera bientôt en France,» enchaîne Jean Waterlot. C’est que depuis mars 2006, la machine Montevideo est vraiment lancée et ne semble pas vouloir s’arrêter de si tôt. Les éloges de la presse et du public retentissent depuis plusieurs mois et Montevideo n’est donc bientôt plus une « révélation », mais doit maintenant confirmer son statut de vrai groupe rock. Mais les défis ne font pas peur au bruxellois ; Jean Waterlot évoque même la possibilité de « monter » dans la capitale française défendre les couleurs de son groupe. On les a vu à l’affiche de bon nombre de festivals estivaux (Les ardentes, Dour, Octopus rock festival,…) et on les retrouvera aussi au Rock the city festival (Bruxelles) le 12 août ou plus tard, en septembre, pour quelques dates en France ainsi qu’au Cirque royal.

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