photo du groupe No-lokost
No-lokost
"par Géry Brusselmans"

Pour les oreilles non averties, le metal évoquerait plus le bruit que la musique, plus la violence que le respect. No-lokost, faisant référence à l'antagonisme d'holocauste, sillonne depuis six ans cette scène moins connue du grand public. Avec son esprit, sa mode et son style, le metal semble, selon la formation, souffrir de préjugés pas toujours justifiés. Interview...

MP : Une définition du death metal ?
NL :C'est assez difficile. Pour les gens qui ne connaissent pas, c'est juste du bruit. Pour les autres, il existe tellement de types de death metal que l'expliquer en une définition est impossible. En général, c'est une musique assez rapide, ou en tout cas agressive, avec un chant la plupart du temps rauque. Mais ce ne sont que des généralités.

MP : L'esprit metal, c'est quoi ?
NL : C'est avant tout le fun bien sûr. Personnellement, je trouve qu'une même chanson métal peut éveiller chez une même personne différents sentiments. Je m'explique : tu vas te passer un titre sur ton pieu, tu vas éveiller des sentiments très profonds, très intenses. Ce même morceau tu vas l'entendre à un concert, tu vas plutôt l'extérioriser.

MP : Pourriez-vous décrire la musique de No-lokost ? 
NL : Nous avons des morceaux très différents. Ce qui fait que tantôt tu vas avoir un passage technique, tantôt plus puissant et lourd. Mais il y aura aussi des parties rapides et agressives, et pour finir, nous agrémentons le tout de passages plus mélodiques. 

MP : Qu'est-ce qui pourrait vous distinguer des autres groupes de death metal ?
NL : Peut être la diversité de nos influences. Tu sais, chaque groupe se distingue à sa manière. Chaque musicien a ses influences et sa manière de composer.

MP : Influences musicales particulières ? 
NL : On ne peut pas passer à côté de pointure telles que Slayer, Metallica (80's), Death, Pantera,... En Belgique, bien sûr, tout le monde se souvient (ou en tout cas devrait !) de Channel Zero. Mais je ne pense pas qu'ils fassent partie de nos influences majeures.

MP : Avez-vous vu, en Belgique, une évolution sur la scène métal ?
NL : Oui, bien sûr. Actuellement, c'est le néo-métal qui domine. La majorité des nouveaux groupes en font. Je trouve ça un peu dommage et surtout très facile. Bien sûr, il existe de bons groupes de néo-métal, et ce sera de ceux-là que tout le monde se souviendra dans 5 ou 10 ans. Les copieurs et opportunistes passeront bien avant ça aux oubliettes. 

MP : Vous avez déjà joué en Allemagne ou en France. Y-a-t-il une différence de scène par rapport à la Belgique ?
NL : Complètement. Au risque de choquer certains, en France, le public est assez statique. En Allemagne, par contre, c'est le rêve ! Tout le monde est juste devant la scène à headbanger même si la salle n'est pas remplie. Ils sont vraiment allumés ! Maintenant, ceci sont des conclusions tirées de nos expériences personnelles...


MP : Avez-vous des projets ? Continuer dans le même sens ? Un prochain CD ? Ou même, des ambitions ?
NL : Nous pensons entrer dans les prochains mois en studio pour notre prochaine démo. Nous privilégierons plutôt la qualité sonore que la quantité de titres. Nous espérons avoir encore beaucoup de concerts, qui nous apprennent à chaque fois des choses différentes et pourquoi pas se faire signer quelque part.

MP : Quel est le sujet principal des paroles ? 
NL : Dans ses textes, Fred dénonce les choses qui ne lui plaisent pas et ce qu'il aimerait bien changer, tout en sachant qu'il ne peut rien y faire. Mais ce qui compte avant tout c'est la "sonorité" du chant, le débit, ...

MP : Un mot à faire passer à une personne ne connaissant pas le death metal ?
NL : Qu'il ne faut pas se laisser rebuter par les premières impressions de brutalité, mais de bien prendre le temps de connaître et d'apprécier à sa juste valeur ses sonorités différentes. ...
index | home | groupes | radio | agenda | webzine | forum | liens | contacts | partenaires | photos | NewsLetter